
Tu vois ce moment où un client te dit : “J’attends 2026, on verra bien…” ?
Eh bien justement : 2026, c’est maintenant. Le budget de l’État a été adopté le 2 février 2026, et derrière les lignes budgétaires, il y a surtout des comportements qui vont bouger : investisseurs qui reviennent, vendeurs “travaux” qui se re-motivent, communes qui ajustent la fiscalité locale…
Notre objectif ici, c’est simple : te donner 3 signaux clairs, et des stratégies actionnables pour convertir ça en mandats, en compromis et en recommandations.
On ne va pas tourner autour : l’État veut remettre de l’offre locative sur le marché. Dans le projet de loi de finances 2026, le dispositif fiscal “Relance logement” vise explicitement à inciter les particuliers à acheter pour louer, pendant les trois prochaines années.
Et les chiffres annoncés donnent la direction :
A retenir : quand un gouvernement met un cap aussi visible, ça réactive un public qui s’était mis “en pause” : les investisseurs prudents. Pas ceux qui achètent sur un coup de tête. Ceux qui veulent une opération lisible, chiffrée, sécurisée.
Traduction terrain : prépare-toi à plus de demandes type “je veux du locatif… mais je veux que ça tienne debout”.
Le point le plus intéressant pour le marché de l’ancien, c’est celui-ci : le dispositif “Relance logement” inclut l’ancien, à condition d’investir 30% du prix du bien en travaux.
Ce simple ratio “30%” change le jeu, parce qu’il donne une règle de lecture immédiate aux investisseurs et à certains vendeurs :
Et comme le dispositif permet de déduire des revenus locatifs une partie du prix d’achat (amortissement) + les charges liées à la location (travaux, intérêts d’emprunt, taxe foncière…), tu as une mécanique qui “parle” aux investisseurs : la fiscalité devient un levier de rentabilité.
Ton signal fort 2026 : l’ancien “avec défauts” redevient sexy… à condition d’être accompagné.
Autre mesure très “signal faible” mais à gros potentiel : la suppression de la liaison entre le taux de taxe foncière et le taux de taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS). L’idée est de permettre aux communes d’augmenter la THRS sans pénaliser mécaniquement les résidents à l’année.
Pourquoi c’est important pour toi ?
Traduction terrain : surveille les délibérations locales. Une hausse de THRS peut devenir ton meilleur prétexte “élégant” pour reprendre contact.
Je te propose 3 signaux faibles “observables” sur le terrain, pas dans les tribunes politiques :
Ils reviennent, oui… mais ils ne veulent pas “une visite”. Ils veulent :
Opportunité : si tu deviens la personne qui “met en ordre” le projet, tu ne vends plus un appartement. Tu vends une décision.
En 2024-2025, beaucoup de vendeurs de biens à rénover ont entendu : “Ça ne part pas / ça se négocie trop / les acheteurs ont peur.”
En 2026, ces mêmes biens peuvent retrouver une narration : “bien reconditionnable”, “bien transformable”, “bien revalorisable” — surtout si tu arrives avec une feuille de route.
Pas partout. Pas tout le temps. Mais suffisamment pour créer un courant : un impôt qui bouge, une commune qui ajuste, un propriétaire qui se dit qu’il préfère récupérer du cash, ou simplifier.
Ta valeur en 2026, c’est d’être la personne qui relie les points : achat + travaux + financement + mise en location.
Ton pack “Diagnostic Opportunité” (simple, vendable, répétable) :
Tu peux dire (et ça marche) : “Je ne vous propose pas une visite. Je vous propose un projet cadré.”
En 2026, tu vas rencontrer deux types de vendeurs :
Ton job, c’est de remettre du contrôle dans leur tête.
Mini-script #1 (vendeur inquiet)
“Votre bien n’est pas ‘invendable’. Il est ‘à scénario’. Si on le présente comme un problème, vous subissez la négociation. Si on le présente comme un projet (travaux + aides + cible), vous reprenez la main.”
Mini-script #2 (vendeur rigide)
“On ne cherche pas à baisser votre prix : on cherche à rendre votre prix défendable. Et ça passe par un plan clair : ce qui est à faire, ce que ça vaut après, et à qui ça s’adresse.”
Tu peux proposer 2 formats très lisibles :
Format A — “Clé en main investisseur”
Format B — “Clé en main primo-accédant malin”
👉 Tu ne promets pas des miracles. Tu promets de la méthode.
Campagne 1 — Propriétaires bailleurs / investisseurs “en veille”
Angle : “2026 relance le locatif privé : tu veux qu’on regarde ce que ça change sur TON secteur ?”
Le dispositif “Relance logement” a des règles (plafonds de loyers, durée, etc.) : ta valeur, c’est de traduire ça en réalité locale.
Campagne 2 — Biens à rénover (tes futurs best-sellers)
Angle : “Je peux te dire à qui ton bien s’adresse en 2026 : investisseur projet / primo malin / marchand… et avec quel plan.”
L’ancien avec travaux redevient une catégorie à part entière, car il est explicitement visé si 30% du prix est investi en travaux.
Campagne 3 — Résidences secondaires (veille locale)
Angle : “Ta commune peut ajuster la taxe d’habitation sur les résidences secondaires : tu veux qu’on anticipe ?”
La suppression de la liaison THRS/taxe foncière rend le sujet plus “pilotable” localement.
Tu l’as peut-être vécu : début 2026, le sujet a été flou pour beaucoup de clients. Officiellement, le guichet MaPrimeRénov’ a été fermé temporairement jusqu’à l’adoption de la loi de finances 2026.
Et Bercy expliquait que, faute de vote avant fin 2025, l’aide était suspendue au 1er janvier 2026.
Ce que tu peux faire intelligemment :
En clair : tu ne dis pas “vous aurez X €”. Tu dis “on structure le projet pour mobiliser les leviers existants dès que les guichets rouvrent”.
2026 ne sera pas forcément “facile”. Mais c’est une année où les dossiers préparés vont surperformer.
Le budget 2026 envoie une intention claire : relancer le locatif privé, remettre les travaux au cœur du jeu, et laisser davantage de latitude aux communes sur la fiscalité des résidences secondaires.
Ton avantage, toi, c’est d’être au contact du réel. Donc cette semaine, fais simple :
Et surtout, garde cette posture : proche, mais stratégique.
Parce que ce que tes clients cherchent en 2026, ce n’est pas une opinion. C’est quelqu’un qui sait transformer l’incertitude en plan.